Voilà en quelques lignes un petit aperçu synthétique de ma vie et de mes projets.

Martine Galiano, qui suis-je ?

C’est sous la présidence de François Mittreand, que j’ai poussé mon premier cri, le 10 novembre 1982, en plein cœur de Grenoble, Place Sainte Claire à la Clinique Baret. Mes premières promenades se sont longtemps effectuées à vélo, sur le porte-bagages de papa ou de maman et mes tous premiers jeux d’enfant ont eu pour cadre le Jardin de Ville, tout proche de la rue Saint-Jacques où nous logions alors, chez mon grand-père.

Papa trouva notre premier vrai chez nous, «ancienne route de Lyon », à deux pas de la Porte de France. Un logement sans commodité aucune et bien vite trop exigu. En 1990, nous déménagerons pour le quartier populaire d’une commune voisine : la Buisserate à Saint Martin le Vinoux. Mes parents s’étaient vus proposer, par le biais de l’entreprise de mon papa, l’une de ces «habitations à loyer modéré», les fameux HLM.

Une telle entrée dans la modernité, ne pouvait que s’accompagner d’autres «changements» qui imposa aux vieux meubles de céder la place à ceux en stratifié dont rêvait maman. Il en a fait des ravages ce si brillant formica, qu’on nettoyait d’un coup d’éponge, balayant le chêne ou le noyer des anciens d’un revers de main… Quel gâchis ils auront fait ces meubles « d’après-guerre », avec son progrès qui a emporté les meubles de mon pépé !

Quelques semaines avant mes six ans j’entrais à l’école où Mademoiselle Vial m’apprit l’écriture et en parallèle, ma mamé (ma grand-mère) m’apprenait l’écriture anglaise, avec ses pleins et ses déliés ressemblant à des arabesques. Mes enfants, qui apprennent à leurs tour l’écriture, ont toujours admis de manière assez dubitative que je puisse avoir appris à écrire avec une plume d’oie. J’eus pourtant le privilège de connaître le crissement de la plume d’oie, taillée avec minutie, qui menaçait de se plier à chaque pression un peu trop appuyée sur le papier.

Je conserve de cet apprentissage le sentiment d’une précieuse expérience qui m’apporte la satisfaction d’avoir eu, pour écrire, un outil identique à celui des grands auteurs littéraires des siècles passés ! Les années suivantes, la plume d’oie cédera la place au porte-plume, équipé de la « départementale» ou de la «sergent major», plus agréable pour réaliser les pleins et les déliés.

C’est à cette époque que j’ai commencé à partir vers des aventures littéraires qui, souvent, ne m’entraînaient pas plus loin que le fond de mon cartable où disparaissait le papier, ayant trop peur d’être surprise en flagrant délit d’écriture. Un étrange virus que je cachais à mes parents même si c’est de mon père que j’ai hérité de ce besoin de poser sur le papier ce que les paroles ne parviennent pas toujours à exprimer.

L’un de mes tout premiers écrits d’enfant: « La neige a couvert cette nuit la plaine d’un épais tapis et de nombreux papillons blancs tombent tout en tourbillonnant… » Rimes puériles s’il en fut – mais après tout plutôt pas mal finalement pour la gamine que j’étais alors – qui finirent en boule, (de papier pas de neige !) dans la corbeille à papier.

Je n’eus pas le bonheur de connaître suffisamment mes grands-mères. De ce manque, il me reste toujours un sentiment assez confus d’inachevé, de privation d’une partie de mes « fondations» … Est-ce pour ce manque que je me suis toujours sentie en plus parfaite harmonie avec des gens plus âgés que moi, que j’ai tant de bonheur à côtoyer les anciens ?

Pourquoi j’ai créé mon web magazine ?

Aujourd’hui, je travaille dans un quotidien régional et je touche aussi au monde de l’art. En parallèle, je me suis lancé dans l’écriture et également dans le partage d’expérience.

Ce site est donc la résultante de mon troisième projet : le partage.

Je suis une curieuse dans l’âme, je m’intéresse à tout et avec une préférence pour le littéraire. Le live style, le design et l’art de bien vivre font aussi partie de ma vie et je souhaite vous faire découvrir, à travers ma plume, différentes choses. Brillante, inspirante parfois dérangeante, j’espère que vous donner du plaisir à me lire ou à me relire.

Martine.