Comment la luminothérapie a changé ma vie en hiver ?

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Le blues de l’hiver : je parie que tu connais toi aussi

Chaque année, fin octobre, on passe de l’heure d’été à l’heure d’hiver. Et à chaque changement d’heure, c’est la même chose : le coup de blues.

Qu’on s’entende bien : ce n’est pas une dépression avec des idées suicidaires. C’est plutôt une grande somnolence, une sorte d’hibernation permanente, on l’on perd la motivation, l’énergie et on traîne. On a plus de mal à faire les choses simples (même réfléchir), on a la flemme…

Tu connais toi aussi ? Bien. Je vais te raconter comment j’en suis sortie l’année dernière et comment je compte m’en sortir encore cette année.

Pourquoi déprime-t-on en hiver ?

D’abord, j’aimerais que tu lises cet article du Monde au sujet du Trouble Affectif Saisonnier.

Je te laisse lire puis on en discute 🙂

Intéressant non ? La bonne nouvelle, c’est donc que tu n’es pas seule et que c’est plutôt répandu.

Intriguée, je suis allée voir ce qu’avait écrit ce fameux professeur Normal Rosenthal dans les années 80.

Dans le détail, il diagnostique le trouble affectif saisonnier par :

  • Une augmentation de la durée du sommeil
  • Une baisse d’activité sociale
  • Une baisse d’humeur
  • Une prise de poids
  • Une variation d’appétit (à la hausse ou à la baisse)
  • Une baisse du niveau d’énergie

Bien évidemment, tu n’es pas obligée d’avoir TOUS ces symptômes pour être considérée comme en dépression saisonnière. Mais je parie que tu es touchée par… au moins 4 critères ?

Alors là tu me dis, « Martine, c’est sympa de mettre le doigt sur notre ennemi du moment, c’est encore plus sympa de savoir comment lutter ».

Pour cela, on conseille pas mal de choses, voici mon expérience.

Combattre le blues hivernal : ce que j’ai essayé

Fais du sport, bouge-toi

L’activité : oui, c’est sympa. Mais dans une certaine limite. Car honnêtement, quand il fait des températures négatives dehors, les sorties « utilitaires » sont déjà bien assez pour moi. Et, comme l’a remarqué le professeur Norman (je l’appelle par son prénom tant qu’à faire), quand on a un trouble saisonnier, on a pas forcément envie de faire du zèle sur le plan social. Même si on sait que ça nous ferait du bien, on a plutôt envie de rester sous le plaid devant Netflix.

Consomme de la vitamine C

Oui, consommer des fruits remplis de vitamines (orange, clémentine, kiwi…) ou des supplément, ça peut aider à être plus dynamique en hiver et à avoir le moral. Mais ça revient quand même à bouffer, donc à se gaver de sucre ou de compléments… Et à prendre du poids. Ce qui est aussi un symptôme de trouble affectif saisonnier : n’en rajoutons pas ! Et les vitamines c’est sympa, mais c’est comme si c’était une solution « physique et biologique » alors que j’ai besoin d’une solution « dans la tête ».

Expose-toi à la lumière

Oui ! C’est LE TRUC qui a fait la différence pour moi l’hiver dernier et que je pratiquerai désormais chaque hiver. Je ne parle pas d’aller m’exposer au soleil (il y en a tellement peu), mais d’un truc que je peux faire à tout instant et qui prend peu de temps (je peux même le faire en même temps que j’écris un article du blog) : c’est la luminothérapie. Non, ne partez pas en courant, ce n’est pas une médecine alternative de charlatan.

Reprenons les bases.

La luminothérapie, c’est quoi Martine ?

La luminothérapie c’est le principe de s’exposer volontairement à une lumière vive grâce à un appareil dédié.

Au cours d’une séance, on se contente de rester à côté d’une lampe. Les yeux ouverts c’est possible aussi si on travaille sur l’ordi par exemple. Et c’est diablement efficace : ça a changé ma vie en hiver.

On fait ça chez soi : j’ai acheté une lampe de luminothérapie que je conserve à la maison et que je ressors dès le jour du changement d’heure. Chaque jour, je me fais une séance d’une demi-heure. Cela ne me prend pas de temps supplémentaire puisque je fais ça devant l’ordinateur. Et ça marche ! Je me sens comme « plus éveillée », plus vive, comme si mon cerveau ET MON CORPS refonctionnaient normalement en plein hiver.

Évidemment, il y a quelques trucs à savoir. Puisque ça stimule le cerveau, si on en fait juste avant le soir, on aura du mal à s’endormir. Mais cela a ses avantages et inconvénients : en plein hiver il n’y a pas de mal à se faire une séance vers 16h pour redonner un peu de pep’s pour la fin de journée.

Mais c’est cher, un appareil de luminothérapie ?

On en trouve à moins de 50 euros. Et une machine dure des années. 50 euros, c’est :

  • l’équivalent de deux visites chez le médecin parce que notre système immunitaire pourri l’hiver refuse de se défendre face à un bête rhume des gamins
  • le prix d’un achat « coup de cœur » qu’on fait pour compenser notre déprime hivernale.
  • même pas le coût d’une journée de congé posée parce qu’on n’arrive pas à sortir de son lit (et oui, je suis passée par là…)

Bref, c’est pas cher pour ce que c’est, surtout que TOUT LE MONDE DANS LA FAMILLE peut en profiter, et ce, CHAQUE ANNÉE.

Le coût de la lampe de luminothérapie est donc dérisoire compte tenu de tous les bienfaits qu’elle apporte.

Maintenant, ne te précipite pas. J’ai dit 50 euros, il y a des machines à tous les prix. Comment choisir ? Je te raconte.

Comment choisir le bon appareil de luminothérapie : les critères

Si tu vas chez Darty, Nature et Découvertes ou même Carrefour, tu auras 3-4 modèles à comparer, d’une ou deux marques maxi. Évidemment, il y a plus de choix sur Internet. Perso, j’ai choisi ma lampe de luminothérapie un peu au pif parce qu’il y avait une promo sur un site mais toi tu peux réfléchir un peu mieux grâce à mes conseils.

Pour choisir ta lampe, je te conseille d’aller voir un comparatif comme ici par exemple qui te donnera les points essentiels à regarder. Tu verras différentes marques, chacune ayant ses avantages et inconvénients, les lampes les plus vendues et les plus efficaces, des vidéos de tests… Bref, je te laisse voir.

Niveau prix, ça commence à 30 euros et peut monter jusqu’à 1000 euros. Il y a souvent des promos quand on achète un peu hors saison.

Deux choses à savoir sur les lampes de luminothérapie

  1. Plus ton appareil sera grand ou puissant, plus ta séance pourra être courte. C’est logique.
  2. Il y a des différences entre lumière blanche et lumière bleue (mais choisis la blanche, c’est le plus répandu et le plus simple).

Et ensuite ?

La période critique pour les troubles saisonniers est du changement d’heure (octobre) à janvier-février, où l’on sent les jours remonter. Soit environ 4 ou 5 mois. Lorsqu’on est déprimée, c’est long !

La lampe de luminothérapie s’amortit sur la durée, je te conseille vraiment de tenter le coup (au pire tu essayes et tu la revends sur leboncoin, mais à mon avis tu vas trouver ça efficace) car le manque d’exposition à la lumière est vraiment la cause à ce satané blues : il faut attaquer le problème à la source 🙂

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